Pourquoi nos grands-mères plaçaient-elles une pomme parmi les pommes de terre ?
Glisser une pomme au milieu d’un sac de pommes de terre : voilà une astuce de grand-mère transmise depuis des générations. Ce geste était censé empêcher les tubercules de germer trop rapidement. Mais cette méthode est-elle réellement efficace ?
Autrefois, lorsque les pommes de terre étaient conservées pendant plusieurs semaines dans une cave ou un cellier, chaque astuce comptait pour prolonger leur durée de conservation et limiter le gaspillage alimentaire.
Une astuce destinée à ralentir la germination
Selon cette croyance populaire, placer une pomme parmi les pommes de terre permettrait de retarder l’apparition des germes.
L’objectif était simple : conserver les tubercules plus longtemps sans avoir à retirer régulièrement les pousses.
Quel rôle joue l’éthylène ?
Les pommes dégagent naturellement de l’éthylène, un gaz végétal qui intervient notamment dans le mûrissement des fruits.
Son action sur les pommes de terre est cependant plus complexe. Selon la concentration, la durée d’exposition et les conditions de stockage, l’éthylène peut modifier leur germination.
Il serait donc trompeur d’affirmer qu’une simple pomme empêche systématiquement les pommes de terre de germer.
Cette méthode fonctionne-t-elle vraiment ?
L’efficacité de cette astuce domestique n’est pas suffisamment établie pour la recommander comme méthode fiable de conservation.
De plus, une pomme abîmée ou pourrie peut favoriser l’apparition d’humidité et de moisissures à proximité des tubercules.
Comment conserver correctement les pommes de terre ?
Le plus important reste de choisir un endroit frais, sombre, sec et bien ventilé. La lumière favorise le verdissement des tubercules, tandis qu’une chaleur excessive accélère généralement leur germination.
Un panier aéré ou un sac en papier convient mieux qu’un emballage plastique fermé, qui peut retenir l’humidité.
Faut-il retirer les pommes de terre germées ?
Une pomme de terre légèrement germée, encore ferme et non verte, peut parfois être consommée après avoir retiré généreusement les germes et les parties voisines.
En revanche, mieux vaut jeter les tubercules très germés, fortement verdis, mous ou abîmés. Les composés toxiques naturellement présents dans les pommes de terre, notamment les glycoalcaloïdes, peuvent augmenter dans certaines de ces conditions.
